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Le rôle social de l’imam et du sermonnaire

Le rôle de l’imam ou du sermonnaire ne se limite pas à diriger la prière collective. L’imam dirige aussi, au plein sens du mot, une communauté de croyants dans la société. Il est une autorité, un conseiller de référence pour toutes leurs affaires, aussi bien religieuses que séculières. Telle est son attribution, il en a toujours ainsi au fil des âges. Nous touchons ici, notons-le, au sens de l’imâmat pris dans son aspect religieux, selon les oulémas. La fonction d’imam représente en effet un modèle éthico-religieux avant d’être une profession au service de la mosquée. Sortir victorieux du test social, autrement dit incarner un idéal éthique, est le critérium de réussite pour un imam, ou d’échec dans le cas contraire. Il y est fait allusion dans le Coran, à propos des invocations que récitent ls serviteurs du Tout -Miséricordieux :
 
«  Et qui disent, L’implorant : « Fais Seigneur que nos épouses et nos enfants soient une source de joie pour nos cœurs. Daigne faire de nous des modèles vivants de piété » (Cor. XXV (al-Furqân) 74).
 
L’attribution de la qualité de « modèle vivant de piété » (imâmat al-muttaqîn), repose fondamentalement sur l’idée qu’elle correspond à un rang hiérarchique très élevé. Il s’agit de rendre le titulaire pleinement digne de cette nomination. C’est pourquoi cette exigence suffit comme épreuve et critère de sélection. 
Telle est le principe sur lequel reposa l’élection d’Abraham à la fonction d’imâm des humains :  
 
« Dieu, voulant éprouver Abraham, l’astreignit à certaines prescriptions. Lorsque celui-ci les eut exécutées, le Seigneur lui dit : « Je ferai de toi un guide spirituel (imâman) pour les humains ». Abraham, s’adressant à Dieu, l’implora : « Puisse ta faveur comprendre aussi ma postérité ! ». « Soit, dit le Seigneur, mais de Mon pacte seront exclus les pervers » (Cor. II (al-Baqara), 124).
 
L’imamat est donc un pacte conclu entre Dieu et ses créatures. Quiconque en enlève une parcelle commet une injustice. En respecter intégralement les termes consiste, du côté humain, à s’acquitter des devoirs qu’il entraîne en tant qu’acte rituel, mais aussi dans son aspect social. 
Le Commandeur des croyants, parce qu’il est l’imam suprême − Dieu le garde − est le premier à devoir honorer le pacte de Dieu dans ses implications civilisationnelles. C’est pourquoi il fut le premier, à donner au champ religieux une orientation sociale, de par une prédisposition éminente et notoire, son attitude philanthropique admirable, et son action concrète, profondément attentive aux attentes du peuple. De la sorte, il a consolidé les liens des Marocains entre eux et renforcé la cohésion patriotique. Toute cette œuvre a été accomplie dans un cadre purement religieux.
 
Voir aussi

Conclusions pratiques

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