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بطل الإسلام الخليفة عمر بن الخطاب [بالفرنسية]

  عبد العزيز بنعبد الله

270 العدد

L’islam, sa civilisation et sa culture
Nous avons le plaisir  d’élaborer dans cette rubrique en langue française, des études sur l’islam, son processus civilisationnel et les divers aspects de l’évolution socio-culturelle du monde islamique, dont le grand Maghreb



Tout système de gouvernement doit avoir pour infrastructure -d’‘après Omar-La consultation. Le khalife ou commandeur des croyants se fit alors entourer par l’‘élite des grands compagnons du prophète qu’‘il dégageait sciemment de toutes responsabilités administrative dans les préfectures. Le pèlerinage, congrès annuel qui réunissait à la Mekke, toutes les autorités régionales, était une occasion pour réviser et contrôler les actes et faits des wali, à partir des rapports élaborés par des envoyés dignes de foi qui pérégrinaient dans tous l’‘empire. L’‘ensemble est confronté avec les réclamations et plaintes que les intéressés présentaient directement au khalife. une telle confrontation, marquée de haute tenue, était libre et avait pour but essentiel l’‘assainissement des rapports entre administrateurs et administrés .les incursion d’‘ordre militaire ainsi que les grandes décisions prises à l’‘échelle nationale sont aussi les thèmes fondamentaux de ce symposium. Dans les cas graves, l’‘émir(=commandeur)se proposait toujours de se porter lui-même sur le terrain, si lointain fut-il, pour éclaircir les situations et décréter en profonde connaissance de cause, dans ce contexte, il consultait aussi bien ses sympathisants que ses adversaires, du moment que la découverte de la vérité était la seule fin. Cet esprit intégral de militance dans la recherche du vrai est la caution concrètes et rationnelle d’‘un succès adéquat.
Pour mieux  asseoir cette consultation, aucune source d’‘information n’‘était négligée dans les cas majeurs d’‘expéditions défensives ou punitives, des plans secrets sont dressés, scrutés par les experts, sous la direction personnelle du khalife. Ce fut une sorte d’‘états-majors ou un minimum de clarté et de précision était exigé. On était loin des études académiques qui dominent aujourd’‘hui ces colloques. Quand le problème débattu devenait clair, nulle hésitation n’‘était permise, car un responsables qui hésite outre –mesure n’‘est guère moins fautif qu’‘un opiniâtre aventurier. Maints échecs sont fatalement provoques ou par suite de décisions fallacieuses ou intempestives. Le khalife se souciait des petits détails afférant à la dignité et à l’‘honneur de ses sujets,à plus forte raison leurs droits ou intérêts légitimes, L’‘islam consistait d’‘après Omar -dans le respect de l’‘intérêt général qui est l’‘ensemble des intérêts particuliers. Le culturel venait en second rang pour un responsable qui doit veiller sur son peuple, en scrutant les moindres coins et recoins de la vie communautaire. Quand Omar envoyait ses hommes en expédition, il les remplaçait personnellement dans la gérance des affaires de leurs familles. Des exploits sans pair sont relatés en l’‘occurrence. Les droits de l’‘homme tels qu’‘ils sont conçus aujourd’‘hui, dans le concert international, en sont une miniature aux reflets contradictoires.
La protection des animaux et de toute faune en général, entrait dans les préoccupations du khalife qui aspirait à l’‘édification d’‘un royaume ou tous les règnes trouvaient leurs comptes. Le standard de vie d’‘un homme d’‘autorité ne doit trancher en rien sur celui de ses administrés ; Omar répétait sans cesse un adage qu’‘il cherchait constamment à pratiquer : « un citoyen n’‘est intègre que si ses administrants le sont aussi. ».
D’‘où une série de maximes et sentences qui constituèrent, tout le long du mandat d’‘Omar, un leitmotiv impératif :
« celui qui embauche un employé ou désigne un fonctionnaire pour raison d’‘amitié ou de parenté, trahit dieu, son messager  et les croyant ».
Qui affecte  un dévoyé à un poste, sachant bien son excentricité lui ressemble ».
« Dans le cas ou un préfet, parmi mes hauts fonctionnaires porterait atteinte à un de mes sujets, sans réaction de ma part, pour y pallier, j’‘en assume personnellement la responsabilité ».
« L’‘administration est une  épreuve, pour administrants et administrés à la fois : elle ne saurait réussir sans une douce fermeté, dégagée de tout arbitraire ou faiblesse ».
« si je charge un agent intègre d’‘une quelconque mission, sans en contrôler les moindres gestes, ma supervision sera vaine et sans objet ».
« dans tous les cas, un responsable doit étayer ses constatations par une vive perspicacité ».
Les initiatives du khalife Omar tendaient à réformer tous les aspects de la vie de toute la communauté qu’‘il régissait. Il fut le premier à avoir assaini l’‘économie nationale, établi la caisse de l’‘état (beit al-male), institué des organismes étatiques, le cadastre des campagnes et les fondations de bienfaisance. Pour superviser tout ce processus créateur, Omar édifia un système de contrôle judiciaire concrétisé par des cadis, dans les coins les plus lointains de l’‘Empire.
Tout le long de la route , entre la Mekke et Médine, des centres d’‘accueil étaient érigés, doublés d’‘un « dépôt de grains » ou tout nécessiteux trouve son compte.
   La circonspection était le caractère dominant chez le khalife Omar, car un vrai responsable, digne de sa mission , ne saurait se fier aux autres, en toutes  circonstances, sans défaillir. Ainsi Omar était trop sagace, son jugement trop pénétrant, pour être induit en erreur. Il se maîtrisait, dans un auto-contrôle constant, tendant à se réformer et se perfectionner. Il avait regretté, à la fin de sa vie, par suite d’‘une série de dures retouches à ses faits et geste, quelque défaillances. Il aurait voulu entre autres, puiser dans le superflu des riches, pour doter les pauvres(1)
L’‘adoption de l’‘islam par Omar, du vivant du prophète, marqua une ère nouvelle dans l’‘avènement de la mission mohammédienne. A une pénible clandestinité succéda un affrontement franc et courageux. Le fameux compagnon du prophète ibn messaoud, dépeignant l’‘Ethique omarienne agissante, dit : « L’‘Islam d’‘omar fut une victoire , son émigration ( à Médine) un succès, son émirat une marque de clémence».
« Dieu a insufflé a la langue  et à la conscience d’‘Omar, l’‘expression du vrai» (hadith du prophète).
A cette finesse  morale, à cette sagacité pénétrante, Omar joignait une capacité physique, a toute  épreuve . son ascétisme incomparable n’‘était guère  en contradiction avec sa virilité, son sens sportif, ses élans d’‘homme courageux et gymnaste qui se taillait, en véritable compétition, depuis l’‘époque antéislamique, avec les grands athlètes en yoga, course ou hippisme.
Son tempérament combatif trouvait sa relance  dans la recherche du vrai et de l’‘équité. Il s’‘humiliait devant l’‘innocence, la pauvreté et l’‘impuissance. D’‘un caractère musclé,mais souple,il exigeait de son peuple, d’‘être toujours à la hauteur de sa virilité ; c’‘est –à-dire de sa dignité en tant qu’‘homme. Le citoyen ne doit céder en rien à l’‘excentricité, un gour, un croyant obèse, avec un embonpoint excessif. « Qu’‘est-ce demanda –t-il? »«C’‘est une bénédiction de dieu »(lui répondirent-ils)-« Nom ! répliqua-t-il, c’‘est un châtiment ».
Ces adages omariens sont devenus les leitmotiv de toutes les couches de la communauté musulman. Nous voudrions en esquisser une fresque vivante qui suffirait, à elle seule, à dépeindre l’‘éthique islamique par excellence ou le cultuel humain s’‘allie harmonieusement au rationnel et au spirituel.
Salim,petit fils d’‘Omar raconte avoir vu son grand-père, passer ses main sur une chamelle domaniale malade et dire :« je crains fort d’‘être responsable de ce qui t’‘advient ».
On l’‘a vu, un jour, frappant un chamelier, qui avait trop surchargé sa monture. Un autre jour, il vida à des animaux affamés, la sacoche regorgeant de nourriture d’‘un mendiant qui ne cessait de quémander.
Une autre anecdote démontrait l’‘immédiate intervention d’‘Omar, à l’‘encontre de ses préfets, dans les provinces lointaines,telle l’‘Egypte. Là, le fils de l’‘Emir ‘‘Amr ibn Al-’‘Ass, se prévala un gour de sa noble filiation contre un citoyen, en s’‘adjugeant un coursier gagnant qui n’‘était pas sein, et en osant, de surcroît, soumettre son pauvre adversaire à la bastonnade. Avisé, le khalife réagit vivement contre le jeune dévoyé qui s’‘est vanté de sa haute noblesse, en ordonnant à son encontre un mandat d’‘amener jusqu’‘‘‘‘‘‘‘à Médine, en compagnie de son illustre père, pour le châtier, le fils des nobles reçut les mêmes coups des mains de sa victime. Ce fut l’‘occasion, pour le commandeur des croyants, de lancer son célèbre adages :
« Depuis quand osera –t-on asservir des hommes nés libre !? »
« Omar –affirme Anas ibn Malik-portait des habits rapiécés au cours de son mandat d’‘émirat ».
  En temps de guerre, Omar s’‘est avéré un chef averti et chevronné :il préconisait trois principes, dans le cadre d’‘un rassemblement plein et entier des énergies, ceux de la sécurité et de la souplesse(2) le même nom fut donné, après la 2emeguerre mondiale à la capacité d’‘action, c’‘est –à- dire le pouvoir d’‘agir avec célérité. Le 3e principe ,est la nécessité de maintenir un moral élevé, parmi les combattants, ce qui selon Omar- ne pouvait se réaliser que grâce à l’‘ardeur d’‘une foi qui,chez le vrai croyant, serait à même de secouer les montagnes. Ce sont là les axiomes de base, étayés par des prémisses recommandées à Saad ibn abiwaqqass commandant de l’‘armée dans la bataille de Kadissia , en irak a propos de le circonspection raisonnée de le vigilance  soutenue du facteur de mouvement repos hebdomadaire, équipement adéquat de l’‘armée en chevaux et munitions et développement de pionniers charges d’‘épier l’‘ennemi , et de fournir à l’‘état –major des renseignements précis sur le mouvement des troupes adverses ; une tactique agissante et ferme, pour assurer la sécurité, prévenir toute manœuvre de surprise et déployer , en temps voulu , des forces minimes d’‘action, dans le but d’‘asseoir la sûreté, de divertir ou détourner l’‘attention de l’‘ennemi ou repousser une attaque imprévue. Ce sont là les principes directeurs de la «  petite tactique » et de « l’‘économie des efforts » qu’‘Omar appliquait minutieusement, tout en prévoyant le déploiement de garnisons permanentes , constamment renouvelées .
Les hautes directives du khakife, commandant suprême des armées sont strictement observées. Les chefs récalcitrants sont immédiatement limogés .Omar entendait par démarches tactiques les grandes lignes d’‘actions, élaborées par les divers commandants, dans un secteurs de mouvement donne, en vue de diriger des combats de ce secteur, quitte à les développer sur tout un front (3) . les champs d’‘action comportaient, du vivant d’‘Omar, les secteurs régionaux d’‘Irak, ech-cham( grande Syrie),perse et Egypte, avec dans chaque secteur des points de fronts divers. Chaque zone de combat avait son commandant en chef, comme saad en irak.omar participait à l’‘élaboration de toute tactique , dans son cadre général. Quant à la méthodologie stratégique dite sawqia سوقية ,elle était établie sous l’‘égide directe , dans le quartier général du khakife chef d’‘Etat –major à Médine.
Le planning stratégique comportait des vues et directives précises sur les grandes mouvements de troupes, les modalités d’‘exécution des ordres supérieurs,l’‘équipement général des armées pour mieux soutenir l’‘effort de guerre, le choix des responsables dans chaque secteur de bataille ,  le tout à partir d’‘une étude serrée et minutieuse des plants du terrain et des diverses éventualités dont la responsabilité d’‘affrontement est laissée à chaque commandant.
Ce grand processus visait l’‘équilibre et le plein emploi de toutes les énergies des armées islamiques. L’‘analyse critique des méthodes de guerre omariennes décelés le secret des victoires remportées par Omar, sur les deux grandes puissances de l’‘époque, la Perse et Byzance.
Mais le véritable a tout de ces victoires résidait moins dans la force de la machine de guerre dont disposait l’‘armée islamique, que dans la réetitude des croyants, la cosolidarité agissante de la communauté tout entière, la symbiose initiatrice entre administrants et administrés, et enfin, le dévouement exemplaire du khalife ,à la fois émir des croyants et chef suprêmes de l’‘armée qui agit comme premier citoyen, serviteur de la Oumma(communauté).

 

   

(1) al mohalla d’‘ibn hazm t.6 p .158
(2) d’‘après notre cher ami le général irakien Mahmoud chit khettab, dans son célèbre ouvrage sur le khalife Omar qu’‘il a bien voulu nous offrir(1ere édition 1985 p.80)      
(3)  chit khattab p 85.    
(*) le 2ekhalife du prophète est Sidna  Omar ibn khattib

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